Comment se faire exploiter quand on est stagiaire

Aujourd’hui, je vais être un peu sérieuse et vous parlez de comment il est possible/probable/inévitable de se faire exploiter quand on est stagiaire.

Bon, on va commencer du début, il paraît que c’est un peu plus pratique. En fait, le parcours du stagiaire commence à peu près avec l’entrée à la fac/école/aneupeu/autre. Ça débute donc par une recherche de stage, ou autre possibilité le « tiens va faire ton stage là tu développeras ton réseau ».

La première possibilité, c’est celle qui est le plus probable et encore la mieux. Oui, la mieux parce que l’entreprise ou la structure est choisie par le stagiaire, ce qui évite de tomber dans la seconde solution. Le plus souvent, on passe un entretien pour avoir le stage. Ça permet de tâter le terrain, de savoir où on va mettre les pieds etc… Et d’éviter de tomber sur la seconde solution.

La seconde possibilité, donc, celle qui nous intéresse le plus en fait parce que c’est une de mes dernières expériences. Alors ça commence par l’explication d’un procédé en place pour tester ses connaissances etc…. un nom barbare pour dire stage, un conseiller qui dit que ça serait bien de faire ça pour connaitre X Y et Z personnes et pour savoir si tu connais encore ton métier A, B et C. Alors, tu vas donc te présenter à monsieur ou madame E (comme E—– ou E—— si tu veux on peut même faire un pendu) il te dit qu’il a beaucoup de boulot à préparer, que ça tombe bien qu’ils aient un stagiaire gratos et pour qui en plus on va leur donner des sous et que si le conseiller il en a d’autres comme toi, ça serait sympa qu’il les envoient. Après tu parles un peu du travail que TU vas effectuer. Bon, le décor est planté, il manquait juste une chose. Le monsieur ou la madame, il a décidé de se barrer en vacances pendant que tu seras là, et en plus de te laisser sous les ordres d’un autre stagiaire.

J’aurai du me méfier à ce moment là. Je suis quand même partie à ce « stage » et pendant 3 jours je me suis contentée de mettre des feuilles dans des enveloppes.

Et j’ai osé dire que je m’ennuyais. C’est terrible de pouvoir dire ça quand tu es stagiaire. Surtout quand tu n’es pas stagiaire café. Le stagiaire café DOIT s’ennuyer mais pas le stagiaire pas café. Du coup, j’ai persisté et j’ai demandé si je pouvais faire des trucs en plus. (non, non, j’suis normale, c’est juste que je déteste m’ennuyer). On m’a dit non, alors j’ai fait grève. C’est plus marrant de faire grève en fait quand tu es stagiaire. Tu arrives le matin à l’heure ou pas selon ton envie, tu commences par prendre ton café, faire le tour des bureaux dire bonjour à tout le monde, et c’est déjà l’heure du seconde café. Et tu finis ta matinée par te poser dans un bureau où ils ne sont pas trop débordés à papoter. Midi est déjà arrivé, tu peux partir manger chez toi tranquille. L’après-midi, tu n’auras qu’à recommencer avec le même schéma que la matinée et éventuellement trouver un truc à faire à l’extérieur du bureau pour aller prendre l’air.

Je me demande combien de jours au maximum on peut tenir….

Toi aussi devient stagiaire diplômé, de gentilles personnes presque fonctionnaire payées par tes impôts et ceux de tes proches t’offrent cette possibilité…

Dans le reste de la semaine, je vous raconterai peut-être comment je cherche un nouvel agenda.

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9 septembre 2008 | Posted in: Old Blog | Commentaires fermés

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