Dans la série des monsieur & madame, je demande Mme Sans gêne.
Il faut dire que je n’ai pas de bol, je tombe toujours sur les moins bien de la série (quand il existe pas je pourrais les inventer).
Là, en ce moment, j’ai l’impression que l’open space va me tuer. Déjà, j’ai mes narines qui sont sur le point de mourir, asphyxiées, ouep asphyxiées parce que j’ai décidé de travailler avec une pince à linge sur celles ci.
Le respect des normes de travail. C’est con mais j’ai mis un moment à me plier au règles en place, mais j’ai fait l’effort au moins. Madame Sans Gêne, elle, elle fait tout à sa sauce, et c’est super énervant de récupérer ses fichiers, parce que pour le coup, je me tape le double de boulot pour tout remettre en ordre (ordre défini avant que je ne rentre dans la boite, je précise). En gros, on a une nomenclature en place depuis des mois, voire des années pour qualifier nos lignes et donc le tri est normalement assez simple. Normalement… on a 5/6 textes à mettre pour la qualification. Madame sans-gêne elle, elle écrit un roman à la place, donc c’est beaucoup plus long de faire le tri vu que les lignes ne sont pas repérables au premier coup d’œil d’excel.
J’en reviens à mes narines. Un jour, Madame Sans-gêne est venue au boulot après son jogging. C’est une grande sportive et ça se sent. Je n’ai rien contre les gens qui vont courir le matin avant le boulot, il en faut bien pour que je puisse me moquer. Mais par contre, j’ai quelque chose contre les gens qui vont courir et viennent directement au boulot. La première conséquence, c’est que tu supportes le fait que ta collègue se ramène en tenue de sport très fashion. (j’ai même pas de photo pour l’illustrer arf). La seconde conséquence est olfactive. Au bout de quelques minutes, l’open space se transforme en vestiaire de club de foot le dimanche après-midi après le match de D.H. Madame Sans-gêne en a conscience, mais Madame Sans-gêne décline poliment mais surement toutes possibilités de modifier çà.
Et j’ai beaucoup de mal à supporter. J’ai donc mis une pince à linge sur mes petites narines délicates, et j’ai commencé à trier le fichier…
Un autre jour, madame sans gène est revenue bosser. En même temps, on n’a pas la permission de bosser de chez nous. Elle est revenue en grand forme. Le milk-shake dans une main, le téléphone dans l’autre. Comme vous avez pu le comprendre, je bosse beaucoup au téléphone vu que je téléphone tout le temps ou presque. Ça inclue un peu d’espérer bosser dans un calme relatif. Bon, je me suis habituée à avoir plusieurs personnes pendues au téléphone dans l’open space, mais il faut dire que tous les bruits qui sortent de ce cadre me perturbent voire me dérangent, non me gavent. Ce jour-là, j’ai eu droit au téléphone qui sonne. Au portable qui sonne. Avec une sonnerie style Sheryfa Luna ou un truc du genre c’est à dire bien pourrite. Le téléphone sonne, soit. Perso, quand je bosse je mets mon téléphone sur silence et je guette si on m’appelle. Au moins, j’ai l’impression de ne faire suer personne. Si j’oublie de mettre le téléphone en mode « j’ai pas envie d’entendre qu’on m’appelle mais je préfère voir » je me speed pour couper la sonnerie histoire de ne pas faire suer mon monde. Au pire, si je ne suis vraiment pas rapide, je m’excuse platement genre « j’ai super honte de ma bêtise promis promis je ne recommencerai pas »
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Puis des fois, j’amène du café histoire de dire que je participe à la vie de la boite. Madame sans-gêne, elle, elle boit le café, et elle ne fait que çà. Je sais que c’est toujours anodin, mais au bout de quelques temps, ce genre de petit truc m’exaspère.
Une autre fois, c’était l’appel à son gamin. Gamin pas vraiment car adolescent. Mais l’appeler tous les 1/4 d’heure pour être sur que les devoirs sont bien fait est d’une importance extrême. Surtout de faire profiter les voisins d’open space du dernier problème de maths ou de la lecture transversale du Cid ou de l’Avare.
Du coup, je me venge sur les dragibus vert, les seuls qui restent dans ma boite, parce que je ne les aime pas. C’est vrai que pour un lundi, j’aurais pu mieux commencer la semaine que de raler… mais sérieux, ça fait du bien.




Quand j’étais secrétaire, c’était le début des « bureaux paysagers », devenus « open-space » aujourd’hui, mais c’est toujours aussi inhumain.
J’aime beaucoup la phrase « C’est une grande sportive et ça se sent. » J’aurais carrément pas expliqué ! C’était tellement bien dit en une seule phrase, qui montre que tu respectes la nomenclature, maîtrises à merveille la concision et l’exprissivité. (ça doit pas exister comme mot.)
@ Ed, être concise n’est pas vraiment mon truc! C’est complétement inhumain les open space, m’enfin là j’ai changé de collègue, ils sont bien mieux!
Je crois que malheureusement les madames ou monsieur sans gênes se trouvent dans tout les bureaux…
Je bossais dans un open space et mon ancien boss avait l’art de toujours mettre sa radio quand il travaillait… mais attention par une radio cool genre radio Nova, non non non, un radio du genre suisse (je n’ai rien contre les suisses hein ! Ne nous méprenons pas ! ) mais une radio suisse qui parlait allemand (alors qu’il ne parle pas un seul mot) et qui passe des tubes des années 80 et pires des chants tiroliens ! Aïeee et ça tout les jours !!! :roll:
Ouf heureusement que je n’ai plus à subir tout cela :roll:
Le pire sont les conversations entre quelques uns en fait qui te perturbe. On a trouvé la solution, on twitt nos sales vannes et c’est pas plus mal pour la cohésion de l’équipe.