Jongler, écrire, évacuer

On entame le cinquième mois de l’année, année pour laquelle j’ai exceptionnellement fait l’effort de ne pas prendre de bonnes résolutions comme si c’était un effort au fond… En fait, mes résolutions, je les prends maintenant, j’ai pris la grande décision de jongler entre le boulot, le sport, le jardin, le blog,  la photo et l’écriture. Étant donné qu’il faut que je m’occupe l’esprit, il faut des échappatoires, c’est important les échappatoires, s’occuper l’esprit, le corps pour ne pas ressasser, ou tout bêtement par envie. Je jongle entre ces deux options, je jongle entre des choses par besoin et non par envie, car ça devient vital de regarder tout ça, d’écrire ou d’aller prendre des photos bien loin!

Une sorte d’art-thérapie, un terme un peu pompeux pour dire que je travaille sur moi-même en pensant faire de l’art. En même temps, encore plus grande insensible à l’art moderne et à l’art contemporain depuis la visite d’un musée consacré à ces périodes, notre période, je me dis que moi aussi, je suis tout à fait capable de faire la même chose qu’eux, de faire des dons et de mettre une étiquette à 120€ sur une empreinte originale. Certains se servent des mains, je ferai bien la même chose avec les pieds. Encore faut il que j’achète de nouvelles toiles ailleurs qu’en solderie…

Alors je me contente avec joie, donc je ne me contente pas d’écrire, j’écris deux choses, la suite d’un roman de fille dénué de tout sens, et un document, que j’essaie de faire humoristique mais que le sujet rend grave. Je prend mon temps, mais au fond je suis pressée de finir ces écrits, pressée d’envoyer des manuscrits à plein de maison d’édition, et au fond encore plus pressée de faire bouler avec tous les honneurs qui me sont dus… soit rien, ou le néant, j’hésite encore un peu, comme pour la photo.

J’hésite encore et toujours à me vendre, à dire que j’existe en vrai, que je ne suis pas juste un petit pion, mais j’y arriverai… je pourrais y arriver!

 

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A l’encre bleu turquoise

Quand j’étais petite, j’avais un médecin, enfin une doctoresse, qui écrivait toujours en bleu turquoise. J’adorais la regarder avec son stylo plume écrire avec cette encre d’un bleu clair, interdit à l’école.

C’est peut être de là que me viens cette manie d’écrire en bleu turquoise les choses qui me sont personnelles, que personne ne lira ou presque. Sauf que maintenant, on écrit au clavier, des lettres noires sur fond blanc, et que cela est mal vu d’écrire en couleur, parce que ça consomme de l’encre, parce que ça consomme le toner du photocopieur, parce qu’il faut rentrer dans la norme aussi, c’est vrai, les imprimantes laser ne sont pas du tout adaptée aux courriers en turquoise, et ne parlons pas des photocopieurs sur lesquels il faut foncer au maximum les couleurs pour arriver à ses fins.

J’ai une certaine mélancolie au final de cette écriture en turquoise, surtout depuis que je ne trouve plus aussi facilement mes cartouches préférées, celles qui font glisser mon stylo plume sur mon carnet moleskine. Tout cela me coute un bras, il est vrai mais quel plaisir de pouvoir écrire ailleurs que sur un clavier…

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Report à dimanche prochain

J’avais prévu de recommencer à écrire à 16h aujourd’hui.

Mais c’est manqué. J’ai fait le ménage chez moi, regrouper les papiers à droite, à gauche dans la maison, payer les factures, préparer un nombre impressionnant de courrier, chercher des timbres glissés entre des livres, des factures des relevés en tous genre, finir un boulot ou presque (relecture, calage tout ça en rabe). Bref, il est 19h50 et des brouettes et je n’ai pas écrit une ligne supplémentaire. Je sais pertinemment que je n’écrirai pas dans la semaine, je rentre beaucoup trop crevée, ou trop anxieuse, ou alors trop énervée du boulot, et ça ne donnera rien. Mes jours de repos, je les mets à profit de la décompression, ou propre comme au figuré, parce que bon, il faut toujours décompresser lors de la remontée.

 

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