La petite marieuse de Saint Jean de Luz – Barbara Ibarra (avec du cadeau dedans)

Ou comment la chick lit peut être locale!

Il est rare pour moi d’acheter des livres en faisant mes courses, mais mon œil a été attiré dans le rayon par ceci:

La petite marieuse de Saint Jean de Luz

La petite marieuse de Saint Jean de Luz

Bon, ce n’était pas entre les tomates et les piments, mais au rayon livres, je résiste encore un peu.

Venons en au livre. Broché, jolie couverture, digne des romans de Sophie Kinsella, au premier coup d’œil, je dois avouer que le nom de l’auteur m’a bien fait rire, rapport à la rime toussa…

Le pitch: Marion est wedding-planner, elle doit organiser le mariage du siècle dans la cité des Corsaires entre un rugbyman reconverti et une starlette du surf caractérielle et pleine aux as, bien sur, y a toujours une baleine sous gravillon! Et bien évidemment, je ne raconterai pas la suite et fin.

Passons à la lecture. C’est bon, c’est du roman de fille, je ne me suis pas trompé, on ne m’a pas trompé. Très important, j’ai de temps en temps était déçue par des quatrièmes de couv prometteuses pour finir et me retrouver dans un roman plus proche des a***** que de la chick lit! (non j’ai rien contre les a*****, il faut bien avouer que j’en ai lu lorsque je me suis retrouvée bloquée en rase campagne avec une bibliothèque emplie de ce genre de livre).

Je regrette presque de l’avoir lu avant de prendre le train. Parce qu’il se lit facilement, parce qu’on sourit énormément à l’évocation de lieux bien connus de ma génération (et d’autres) au Pays Basque, qui évoqueront les vacances pour certains, des souvenirs pour d’autres, ou l’envie de venir pour les derniers. Bien sur c’est édulcoré, sinon ça ne serait pas un roman de fille comme je les aime, mais après tout, on recherche ça dans ce genre de livre!

Et parce que l’éditeur est super sympa, il vous offre quatre livres, chers lecteurs! Pour ça, il suffit de poster un commentaire et d’indiquer simplement ce que signifie Aïtamatxi (le nom de la maison d’édition).

Vous pouvez participer jusqu’au 30 novembre minuit, les bonnes réponses seront départagées par le hasard, et je ne me laisserai pas soudoyer!

Et si vous ne pouvez pas attendre, les livres sont disponibles chez Elkar, les libraires, point de presse et dans les grandes surfaces du Pays Basque. Et pour ceux qui ne sont pas dans le coin, amazon et la fnac proposent les livres!

Edit du 24/11: L’éditeur offre deux livres de la petite marieuse de Saint Jean de Luz et deux exemplaires de Biarritz in love.

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How to do a boulette

Récemment, je suis partie suivre un stage de survie dans une ville de plus de 200 000 habitants, (enfin je crois) et je m’y suis rendue en train étant donné que j’avais pas vraiment envie de faire plus de 50km avec collector.

Un peu avant de partir, juste après avoir acheté un sandwich, pris un café infect et fumer une dernière cigarette, je me suis attardée rapidement chez le marchand de presse, twix, chewing-gum et livres.

Je me suis logiquement offert un livre qui m’a tapé dans l’œil en tant que fan absolu de la Chick-lit, de Sophie Kinsella, et de moi-même (je suis super fan de mon premier chapitre en fait). Je vous présente donc ce livre:

Vous ne remarquez rien?

Oui, le titre vous est familier… Lisez le reste de cet article »

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Quand j’étais superman – Raphaël Poulain

Lundi dernier, je suis partie à la Fnac, j’ai acheté son livre, je l’ai lu d’une traite dans la soirée, participant du justesse au yaya chez Zette happée que j’étais par ces presque 250 pages.

Pour des raisons que certains connaissent ici, j’ai côtoyé le monde du sport professionnel pendant quelques années. J’ai donc voulu lire ce livre, et en plus pour une fois, j’étais même contente de le payer.

Je ne pensais pas que Raphaël Poulain était tombé si bas, si mal. Je sais bien que le sportif est un névrosé qui s’ignore le plus souvent, je suis restée sur le cul de voir autant de souffrances et surtout de ne pas avoir vu tout ça quand j’étais dans ce milieu car je suis certaine que ce n’est pas le seul. Il a flambé, on l’y a aidé, aider par manque d’encadrement, de conseil, aider parce qu’on jette un joueur à la fin de son contrat comme on change de paire de chaussure. Il est tombé à terre parce qu’en fin de compte, tant que tout va bien, on t’aime, on t’adule, t’es le champion le meilleur, il en parle superbement bien de ce côté éphémère. Le sportif au fond, a toujours besoin de reconnaissance, qu’on lui montre qu’on l’aime, de cette relation affective et positive qui le lie aux autres. C’est comme pour tout les êtres humains mais puissance 1000.

Ok, ce n’est pas de la grande littérature, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande, ni ce qu’on vient chercher. On vient y chercher l’envers du décor, le comment ça peut arriver, et il l’explique, de long en large et en travers, tous les excès ou presque y passe, tous les fantasmes sur les joueurs qui pètent en plomb sont réunis. On se croirait dans un épisode de femmes de footballeur, sauf que là, ce n’est pas un soap, mais la vie d’un mec qui a mon âge ou presque, qui est bien réel et n’invente rien. La douleur, les cicatrices les coups, la course aux muscles, au fric, aux victoires, la frustration, quand on fait du sport à haut niveau, on la vit tous, la seconde vie est encore pire, surtout qu’il la vit encore, le rsa, ça suffit déjà pas pour survivre. Ça fait mal de savoir que certains se galèrent alors que quelques temps avant, le tapis rouge était sous leur pied.

Chez Ruquier, il a expliqué que le livre était aussi pour ceux qui arriveraient après lui dans le monde du sport professionnel. Tout le monde n’est pas Zidane, beaucoup déchantent, peu de reçus, beaucoup de collés plus ou moins tard. Et c’est là que les choses se gatent. On te jette comme un malpropre, du jour au lendemain, faire lire ce livraux éducateurs, parents, joueurs, pour qu’ils apprennent un peu plus sur ce monde.

Je ne vais pas repartir dans ma critique du monde pro, même si j’avoue ça me démange, et puis ceux qui me connaissent, savent ce que j’en pense, savent ce que j’ai vu, vécu. Mais lundi, en finissant de lire ce livre, j’ai oscillé entre une envie de vomir et une envie de pleurer, parce que son bouquin m’a pris aux tripes, parce qu’aujourd’hui son bouquin ne me fait pas regretter le métier que j’exerce aujourd’hui, qui n’est pas celui que j’avais choisi, mais qui au fond est moralement bien plus supportable. Supportable, parce qu’être la nana qui vend l’image d’un club, des joueurs, qui cherchent toujours comment ramener plus de fric pour payer les coupés sport, les appartements avec vue, l’open bar en boite, les virées beuverie à la mer, en fin de compte c’est puant et il vient de finir de m’ouvrir les yeux sur mon ancien métier (même si au final je l’ai pas beaucoup exercé le sport c’est quand même macho).

Choose life, choose a job, choose a career, choose a family, choose a fucking big television, choose woshing machines… choose life

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