Category: Lecture

mai 22

L’accro du shopping (Sophie Kinsella)

Bon, depuis quelques temps, vous êtes au courant, je lis des romans de filles (et même pas honte, la preuve j’en parle).

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler d’un roman de fille mais de quatre romans de fille. Je suis comme ça, quand j’aime je ne compte pas. En fait, vous avez aussi compris que je n’achète ces livres qu’à la gare, en format poche pour mes voyages en train. Donc, d’après le nombre de livres présentés ici, trouvez combien de voyages j’ai fait…accrodushopping

Je vais quand même vous parlez des livres, sinon quel intérêt de mettre un titre de livre et entre parenthèses le nom de l’auteur si je ne parle pas de livre?

Le premier volume normalement c’est Confessions d’une accro au shopping, mais moi j’ai lu L’accro du shopping à Manhattan en premier, parce que de toutes façons quand je l’ai acheté je n’avais pas connaissance des autres.

La couverture est rose : normal c’est un truc de fille le shconfessionsopping il parait.Donc dans confessions d’une accro au shopping ça parle beaucoup de factures de carte bancaire, de fringues, d’achats et soldes, promos et autres réductions. La transition entre chaque chapitre  (pas toujours mais presque) est assurée par des lettres, des lettres de la banque, des promotions et autres en rapport avec ce que la protagoniste pourrait se reprocher. L’écriture est simple, honnêtement, on peut sauter des pages en cas d’envie sans vraiment avoir de scrupules. Ce premier tome (je sais pas si on peut parler de tome d’ailleurs) raconte donc la vie quotidienne de Becky, appelons là comme ça vu qu’elle est toujours appeler comme ça dans le livre,  elle accumule les situations de dingues à côté sex in the city ça parait monotone (en fait sex in the city c’est monotone). Il y a tous les éléments du roman de fille type : la meilleure amie, le petit-ami potentiel, le coup arrangé qui ne plait pas vraiment. Comme souvent dans les romans anglais du même style que Bridget Jones, l’héroïne travaille dans les médias. Parlons de choses sérieuses maintenant, 366 pages, 2h de lecture, le voyage ne pourra pas être très long.

manhattanDans le second opus de la série, Becky elle suit son potentiel qui est devenu son officiel à New York. On perd quelque peu le charme britannique qui me plait, et pire encore, on gagne la comparaison avec Carrie Bradshow. Et sans déconner, c’est lourd. Bref, comme elle ne bosse plus à la tivi, elle devient assistante pour habiller chez les grands les grosses riches de Manhattan, son mec l’oblige, ça doit quand même être terrible non? Becky reçoit toujours autant de courrier, c’est marrant mais ça s’arrête là pour ma part. En fait, j’avais lu ce livre avant le premier de la série.  Il m’avait bien plus, mais la relecture dans l’ordre me déçoit plus. Je comprends pas d’ailleurs.

422 pages – 3h de lecture

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Le troisième opus est l’accro du shoping dit oui. Donc, son potentiel devenu son officiel, devient son mari (je sais faut suivre).  Ce troisième épisode remonte un peu mon estime pour la série. Un peu plus cocasse, c’est sûrement ce qu’il me manquait dans le second tome. Je vais vous gâcher, la fin… elle se marie :lol:

480 page – 3h de train

soeurLe dernier épisode que j’ai eu la chance (toute relative) de lire est l‘accro du shopping à une sœur. Alors plus moraliste, plus connu d’avance tu trouves pas. Rien qu’en lisant le titre on devine que la sœur de Becky va être l’opposé d’elle-même et ça ne loupe pas. La sœur est alter mondialiste quand l’autre est matérialiste. Rien pour s’entendre mais comme on frôle le scénario Disney tout finit bien. J’aimerais de temps en temps que les livres finissent mal, parce que franchement, ça devient lassant.

387 pages – 1h30 de lecture (j’allais pas me coltiner la totale en plus…) – préférez ce bouquin pour l’avion sur vol low coast.

La prochaine fois, je parlerai peut-être de livres sérieux…



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mai 05

Le manuel d’une mauvaise mère (Kate Long)

Il y a un temps certain, je vous avais raconté que je lisais des romans de fille.

Un des derniers en date est manuel de la mauvaise mère, écrit par Kate Long. Bon, j’ai hésité dans le rayon du tabac/bar/librairie/maison de la presse de la gare vu le nom de l’auteur car j’ai eu peur que le roman soit un peu long à lire. L’épaisseur aussi m’a fait peur, vu qu’en ce moment, je suis plutôt folio 2€/50 pages que gros roman/ 500 pages (sûrement des séquelles de la lecture de Marie-Antoinette).

Je vous présente donc le livre, la une de couverture. C’est joli, c’est jaune, et au moins on sait déjà que la plus jeune va se retrouver en cloque.

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La tranche, bon j’avoue, il n’est pas super épais…

manuelmauvaisemeretranche

L’intérieur au pif, c’est écrit assez petit, j’ai pas pris de loupe, ça ne fait pas « in » dans le train. J’ai mis une pièce d’un euro pour l’échelle…

manuelmauvaisemerepetit

En fait, je ne l’ai pas lu tout de suite dans le train, parce que j’ai papoté avec mon voisin de table (cherchez pas c’est conceptuel les tgv maintenant), qui m’expliquait qu’il fallait 47 personnes pour faire rouler un train. Moi je pensais qu’il en fallait un peu moins quand même, j’avais dit 30 mais il n’y avait rien à gagner de toutes façons :?:.

J’ai donc entamé la lecture dans le train de nuit profitant d’une voisine de compartiment unique, adepte de la lecture et ne parlant pas français mais russe et un peu anglais, d’ailleurs le peu de conversation que nous avons eu fut comique… pour les autres.

On commence le roman par une écriture (d’un point de vue typographique) très agréable. Bon en fait, c’est qu’elle change des typos « times » habituelles. C’est la grand-mère qui rêve.  On enchaine ensuite avec une autre typo, c’est la petite fille qui s’exprime ainsi (manque de bol c’est du times et elle parle souvent). On finit par trouver une troisième typo pour la mère.

Vous allez me dire que je suis complètement frappée, mais ce n’est pas grave. Ces trois typos m’ont drôlement plu et je pense que j’ai accroché au roman pour beaucoup grâce à ce jeu.

J’en arrive à l’histoire quand même, la grand-mère perd la boule, revit ses jeunes années en rêve (jeunes années pas très rose d’ailleurs). La mère a été mère jeune, se cherche un mec, cherche sa mère (au sens propre) et cherche sa fille (au figuré). La fille, perd la boule à cause d’un garçon, découvre que quand on n’a pas ses règles à 17 ans on est enceinte, et découvre qu’un fils de médecin c’est un bon parti.

Ça se laisse lire sans aucun problèmes. Environ 150 pages à l’heure. C’est à dire super vite.  Comptez donc environ trois heures de lecture pour cet ouvrage pause café et clope incluse.

Sinon, je n’ai pas relevé de petite phrase sympa, marquante. Ça reste un livre de fille, relativement lisse, même si le fait qu’il soit anglais suffise à dire qu’il est meilleur que s’il avait été écrit par une américaine (je sais de quoi je parle, dans la série roman de fille, ceux écrit par des américaines n’ont pas été fini). Du coup, je n’ai même pas de citation à vous soumettre.

Cependant, le sujet de la grossesse adolescente chez les jeunes anglaises n’est pas assez abordé à mon goût. On ne lit que très peu les commentaires et avis des autres. C’est un peu dommage il me semble vu que le sujet est dans l’actualité depuis pas mal de temps maintenant. J’aurais aimé voir ça développer sans pour autant tomber dans la caricature (en même temps, à aucun moment le livre ne tombe dans la caricature, et pourtant il y aurait matière à).

En conclusion (j’aime faire sérieuse), je dirai que ce livre est très pratique pour un trajet de moins de quatre heures en train.

Creative Commons License Manuel de la mauvaise mère – Illustration by 3L est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. Basé(e) sur une oeuvre à www.jyreflechis.com. Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.jyreflechis.com/contact/.
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avr 29

Rédaction

La rédac…

Ed & Zapette ont lancé un atelier d’écriture en ligne. La contrainte est la suivante: utiliser tous ces mots dans un texte, peu importe le sujet sauf la cuisine: revenir - remuer - émietter – blondir - étaler - huiler - replier - couvrir.

Je me lance donc à mon tour…

Rappelles toi ce jour là, on était allé à la plage, sur cette plage où tu aimais tant te rendre en plein hiver comme un plein été.

Je suis là aujourd’hui, et j’attends quelque chose, mais comme souvent, je ne sais pas ce que j’attends. Je me souviens de ces moments de fou rire durant l’été dernier quand tu te moquais des rombières qui ressemblaient à un poulet rôti, la peau fripée par le soleil ou en train de se huiler à l’huile de palme comme tu disais…

Je me souviens aussi de ces moments où nous étions complètement étalés dans le sable, à admirer les traines laissées par les avions dans l’azur. On attendait, comme ça que la mer monte et vienne nous titiller. Tu avais les cheveux blondis par le soleil l’été dernier, la trace de tes lunettes sur le visage, et je me moquais de toi, et tu m’aspergeais d’eau salée juste pour m’agacer. Je me cachais en couvrant ma tête d’une serviette ou d’un tee-shirt et en me repliant sur moi-même pensant éviter d’être mouillée mais sans effets.

Je suis venue lire ta lettre ici. Je savais que de remuer ces souvenirs serait douloureux. Mais c’est la vie, la vie c’est comme ça. Revenir en arrière n’est jamais simple.

Je me suis levée, j’ai replié la lettre et je l’ai déchirée, émiettée. Je n’avais aucune envie de la conserver. Le passé devrait rester loin…

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