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20 décembre 2011 | Posted in: La tribune de Léon | Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cesar le canard noir de Léon

Les photographies ont été prises par zigazou – Frédéric BISSON Paternité Certains droits réservés (licence Creative Commons), avec tous mes remerciements pour avoir participé à ce délire. Le texte c’est de moi, Léon.

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Autofiction: l’ex et ma guitare (by Leon)

Julie c’est mon Ex… avec un grand « E »  parce qu’elle, ce n’est pas une ex mais l’Ex. même si ça fait plusieurs années, que d’autres sont passées etc… Elle reste l’Ex, pour laquelle j’ai toujours quelques remords, un brin de nostalgie malgré tout toussa toussa.

Julie m’a interpellé sur le tchat de facebook l’autre jour. Ça aurait pu être en terrasse ou dans un café branché, ou au bord d’un lac, avec des cygnes et un grand soleil, mais non c’était par l’intermédiaire d’un tchat. J’étais devant mon PC comme un gros looser, probablement (me souviens pas de ça) en peignoir. De son coté, c’était surement pareil, mais au féminin.

_Salut, Tu joues encore de la guitare?

Je lui ai répondu que je n’avais pas réparé une corde depuis des mois mais que je pouvais m’y remettre. Elle aimerait chanter. Je me souvenais qu’elle n’était pas une casserole, mais ça restait amateur. Je me suis avancé un peu, « Pourquoi pas » . Puis enflammé en disant que ce qui m’intéressait ce n’était pas de faire des reprises mais de composer de petits trucs absurdes.

Elle est passée l’autre soir, le temps d’un grand café et trois clopes. Le truc surréaliste c’est que ça faisait deux ans qu’on ne s’était pas vus… je lui ai proposé quelques chansons des ogres de barback (à mettre au point à la gratte de mon coté) Puis voila boulot le lendemain, on ne s’est pas éternisés (Roh les vieux)

Sauf que mes doigts n’ont pas fait de gratte depuis un moment… bon ça, quelques heures tous les soirs, ça revient vite. Et sauf que pour les textes absurdes, je n’ai plus le grain de l’époque de notre groupe de musique à 18 ans. J’écrivais des paroles en faisant tomber les vers sur un même nombre de pieds sans trop lutter. Les  chansons étaient un reflet de mon esprit à cette époque.

D’ailleurs faut que je retrouve les paroles de celle où je faisais mourir l’alcoolique du village, elle était tro fun et trash!!!.

Aujourd’hui, ce qui me passe par la tête pour écrire une chanson: la masse de travail en retard. la façon dont je vais feinter lors de la prochaine réunion. Non ça craint.

Je me dis qu’il y a un truc qui marche parfois quand il y a besoin d’être créatif rapidement. Mais j’essaie de na pas employer cette méthode trop de fois dans l’année, parce que ça ne marcherait plus sinon, et aussi que c’est probablement mauvais pour la santé. Ça s’appelle la cuite devant la page blanche.

Attention, ça ne marche que si c’est exceptionnel! Si si, ça désinhibe, bien, tout ce qu’on écrit c’est trop bien. ça impose juste de relire  quelques jours plus tard pour chasser les fautes de typo, car avec du whiskey dans le sang, on ne prend pas le temps à ça.

Message sur facebook:

Julie,

J’ai apprécié ta visite l’autre soir. Je sais que ça fait 2 ans qu’on ne s’était pas vu et que du coup tu vas trouver que je vais un peu vite.

Je te propose qu’on écrive ensemble une chanson sur ma rage de dents. Mais pour ça je manque un peu d’inspiration. Et puis mon popa m’a offert récemment un shaker, avec son livre de recettes. Pour que l’inspiration vienne le plus simple, c’est de ce prendre une cuite ensemble, devant des pages blanches.

On pourra tester toutes les recettes du shaker. Ramène le gin et le bourbon, je m’occupe des jus de fruit, du cognac de la wodka de l’armagnac du calva etc…

Éventuellement pour être plus efficace, faudrait faire cette dégustation littéraire sur tout un week end.

Vous croyez qu’elle va se méprendre sur mes intentions?

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