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Un rien me fait sourire…3

Même doublement sourire…

Emma aux pays des merveilles

Vous connaissez tous un certain lapin blanc, celui qui ne fait que courir après le temps. Je ne déserte pas l’endroit, j’ai plein de choses à dire, mais pas le temps…

Je cherche le temps, celui de m’occuper de moi, celui d’écrire, je cherche aussi le beau temps pour prendre des photos, continuer un projet, récupérer des photos.

Je suis ce fameux lapin… mais je vais me rattraper, ce week-end j’espère. En même temps s’il fait beau, c’est pas gagné, mais ça m’évitera de me tartiner d’auto-bronzant…

Un rien me fait sourire – 2

Attention volaille - Mai 2010

Louise Bourgeois…

Maman – Bilbao

C’est l’oeuvre qui m’avait le plus touché à Bilbao. Louise Bourgeois est décédée aujourd’hui à New York

J’aime plus le foot

Avant, j’aimais bien le foot, c’était il y a longtemps, enfin pas si longtemps que ça, mais à l’échelle de ma vie si.

J’étais même abonnée au club de foot de ma ville, j’allais voir mes potes qui jouaient dans des divisions modestes… Ah la DSR…  J’ai passé de bons moments, une ambiance très sympa, des grands stades (et des moins grands) visités, j’ai chanté à en perdre ma voix pendant quelques jours, j’ai connu des gens qui ont marqué mon parcours, bref j’adorais le foot.

Ma première désillusion est venue au cours de mes études. Je suis partie en STAPS sans me cacher qu’un jour je voulais bosser dans un club de sport pro, idéalement en foot. Lorsque j’ai fait mes candidatures pour mes stages, j’ai ciblé un nombre certain de club professionnel, les seuls qui m’ont répondu furent ceux de rugby. Paradoxal, le rugby me répond, le club de ma ville m’a quand même fait grâce d’un entretien, mais ils m’ont largement fait comprendre qu’ils préféraient quelqu’un d’une école de commerce, que STAPS c’est un peu leur dernier choix même si tu manges plein de marketing…

Je me suis donc retrouvée à faire mon stage dans un club de rugby, où j’ai appris et apporté (c’est pas moi qui le dit, c’est l’appréciation de stage).  Je n’ai pas retrouvé la mentalité du foot, mais presque… enfin du foot pré 1998.

Le fait aussi d’avoir déménagé, de ne plus avoir mes potes qui jouent, à jouer dans le fait que je me suis désintéressée du foot. Si on ajoute à ça: les commentaires de plus en plus bidon, les salaires indécents, le tapage dès qu’un club passe une demie-finale… Le traitement de l’information football dans la presse (surtout locale) me gave. J’en ai ras le bol de voir 5 pages après chaque match de l’équipe première, et rien sur le fait que d’autres sports, d’autre clubs existent.  J’en ai assez de certaines chaines qui en 1998 on fait leur publicité et leur réputation sur le fait de ne pas diffuser de foot et qui maintenant ne jure que par ça. J’en ai aussi marre qu’on me file non stop des aimants qui ne tiennent même pas sur mon frigo avec 23 bonhommes (et j’ai même pas eu celui du petit gourcuff), ça me fatigue de voir toutes ses marques qui donnent au foot et pas à d’autres sports dont je serais certainement plus proche.

Et il y a le prix des billets aussi… Hier soir, j’ai regardé un documentaire « Looking for Manchester » que canal + a diffusé ne marge du film de Ken Loach Looking for Eric.  C’est un doc de cantona (OHHHHHH AHHHHH CANTONA!!!!), bref, vers la fin du documentaire, il est abordé la question du rachat du clu par un milliardaire, de l’endettement de celui-ci et des hausses des abonnements. L’abonnement pour un club, c’est la trésorerie assurée pour la saison, les gens paient en juillet pour la saison complète de championnat. A Manchester Unitead (les rouges), les abonnements ont doublé et ont atteint 900€ pour certains. 900€ c’est presque un mois de salaire… Et bien certains supporters en désaccord avec cette politique ont investi dans leur propre club, ils décident, ce sont un peu les « socios » du Barca ou du Real mais pour Manchester. Ils ont mis en place une autre vision, un autre mode de fonctionnement que le foot buisness, pour garder du plaisir à aller au stade et supporter, et aimer leur équipe.

Justement, aimer son équipe, aimer un sport, peut-être que tout simplement il faudrait que l’on puisse s’identifier, pouvoir se reconnaitre, partager les mêmes valeurs… Personnellement, pour le moment, je ne me reconnais pas dans l’Equipe de France, je ne gagne pas des millions en faisant de la publicité, je ne roule pas en porshe ou maserati (pourtant j’en voudrais bien une de maserati), je ne vis pas à l’étranger non plus…

Alors pour toutes ses raisons, pour 2016 j’organise un voyage de deux mois sur Clipperton ou aux Kerguelen pour permettre à ceux qui le veulent de participer à une grande étude sociologique dont on connait les résultats… Il y a une vie sans le foot.