A chaque rentrée des classes, j’éprouve un grand besoin de changement, des fois je déménage, des fois je change de mec, des fois, je change pas de mec, je me contente de partir.
Cette année, même si maintenant depuis deux ans et demi j’ai un super job, j’ai envie d’en changer. J’ai ruminé ça tout l’été. Mon voyage en Belgiquie m’a conforté dans mon choix de changer.
D’un côté, c’est parce que la ville me manque. Je suis à deux doigts de postuler en Région Parisienne pour retrouver des expos, du théâtre à un prix abordable, des cinés (ouais j’ai un seul ciné par chez moi), pour retrouver des bars sans trop d’ivrognes, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.
A chaque fois que j’ai quitté un job, c’est parce qu’on m’offrait bien moins que ce qui était convenu. Là, c’est la première fois que je veux quitter un boulot où j’ai tout. Je ne me comprends pas des fois, mais au fond le cadre fait pour beaucoup dans l’épanouissement de chacun. Mon cadre personnel ne me va plus du tout, mon cadre professionnel parfaitement. Je sais que mon patron de la vente des poubelles ne délocalisera pas son entreprise dans une capitale régionale ou nationale, il en vient, et ne veut pas y retourner.
Mais du coup, le personnel, l’absence de trop de chose, les difficultés à partir sur un coup de tête en week-end sans prendre ma voiture mais juste un tram et le train me pèse trop. Je me suis donc lancée dans la recherche d’un poste dans une grande ville qui sent pas bon, et je me surprend à faire encore plus de candidatures que lors de mes périodes de chômage. Je me lance même dans des recherches de site d’échange de boulot, des fois que ça existe.
Aujourd’hui, Emma se prend en main… pour vivre plus heureuse.



Non voyons vendredi soir j’avais juste prévu de me payer la murge de l’année pas grave je regarderai les autres boire, et je dirai à ceux que je rencontre que je m’appelle