Absolument débordée – Zoé Shepard

Absolument débordée - Zoé Shepard

Absolument débordée - Zoé Shepard

J’ai reçu vendredi le livre de Zoé Shepard Absolument débordée. Non je ne l’ai pas eu gratuitement, mais acheté en ligne.

J’ai dévoré le livre en environ 4h, d’une traite. Elle y parle de son travail, enfin de son emploi. Elle est employé dans une Collectivité territoriale, et fait 35h de présence par semaine, 35h de travail effectif en un mois (c’est elle qui le dit). Ça plante le décor, oui, il y a des fonctionnaires qui n’en font pas une, mais ce n’est pas de leur faute.

Bon, je dois dire que le livre est bien écrit, bien rythmé, pour la forme, c’est un peu comme les romans de la chick-lit Bridget Jones en tête sauf que là, il y a du fond. Et le fond, il est lourd. En gros, Zoé donne raison à ce que pense des milliers de personnes en France vis à vis des fonctionnaires. Sauf que Zoé en est malade. Je peux largement la comprendre. J’ai été à sa place. Dans le privé, mais c’était tout pareil. Je n’avais rien à faire, j’avais trois jours pour mettre en ligne un texte de 10 mots sur le site internet, je passais mon temps à réserver des billets d’avion pour des destinations que je ne soupçonnais pas comme lieu de travail. Bref je m’ennuyais. Et quand le cerveau commence à végéter, il n’y a pas 36 possibilités, soit tu trouves un poste ailleurs, soit tu pries pour devenir millionnaire, quitter ton boulot et en chercher un autre tranquillement. Il y a aussi la possibilité d’en rire, mais de suite, c’est plus délicat.

D’un côté, je l’envie Zoé d’avoir un poste, moi je l’attend encore, mais j’ai relevé une bonne idée pour en trouver un « Dans la fonction publique territoriale, c’est le décolleté qui doit être rempli, pas le CV. » Là, pour le coup, je vais aller m’acheter un wonderbra, un lot de chemisiers et hauts décolletés et effacer la moitié de mon CV.

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Je lis

Tagguée par Ed, je me plie volontiers à vous raconter mes lectures.

J’en avais déjà parlé , il y a plus de 3 ans…

Du coup, je vais vous expliquer comment je lis. La manière… Je lis le plus souvent dans le train. En fait un roman = 8heures de train. Je prends un peu moins le train maintenant, mais je lis toujours autant. Le plus souvent, je lis au lit, lovée dans ma couette, position détente. Peut importe l’heure à vrai dire. J’ai tendance à lire avant de dormir, mais aussi en plein après-midi. Je suis capable de lire d’une traite un livre qui me happe. Comme dernièrement « Absolument débordée » tout comme je peux mettre des mois avant de finir un livre. Je m’endors souvent avec un livre, j’en ai toujours un dans mon sac (en ce moment « Putain » de Nelly Arcan) que je lis dès que je dois attendre plus de 5 minutes. Je devrais l’avoir fini dans la semaine…

Pile à lire

Pile à lire

J’ai aussi une P.A.L, une Pile A Lire, un peu comme certains ont une to-do-list.

Je remarque aussi que je n’ai aucune constance dans mes lectures, surtout dans les dernières (liste non exhaustive) et dans la PAL, j’ai donc lu ces derniers moi « l’open space m’a tuer » (pas mal mais je ne le relirai pas forcément), « l’étrangleur d’Edimbourg » de Ian Rankin (un policier extra pour moi qui n’aime pas vraiment ce genre) et « 1984″ de George Orwell (je ne l’avais jamais lu en entier) et,  j’ai relu Ecstasy d’Irvine Welsh.

Bref je n’ai pas une manière de lire, mais je prends la lecture comme de la détente… sauf quand il me faut potasser le code Électoral…

Je vais juste tagguer Gnieark, histoire qu’il sorte un peu de ses codes php ou autres ;)

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Le manuel d’une mauvaise mère (Kate Long)

Il y a un temps certain, je vous avais raconté que je lisais des romans de fille.

Un des derniers en date est manuel de la mauvaise mère, écrit par Kate Long. Bon, j’ai hésité dans le rayon du tabac/bar/librairie/maison de la presse de la gare vu le nom de l’auteur car j’ai eu peur que le roman soit un peu long à lire. L’épaisseur aussi m’a fait peur, vu qu’en ce moment, je suis plutôt folio 2€/50 pages que gros roman/ 500 pages (sûrement des séquelles de la lecture de Marie-Antoinette).

Je vous présente donc le livre, la une de couverture. C’est joli, c’est jaune, et au moins on sait déjà que la plus jeune va se retrouver en cloque.

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La tranche, bon j’avoue, il n’est pas super épais…

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L’intérieur au pif, c’est écrit assez petit, j’ai pas pris de loupe, ça ne fait pas « in » dans le train. J’ai mis une pièce d’un euro pour l’échelle…

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En fait, je ne l’ai pas lu tout de suite dans le train, parce que j’ai papoté avec mon voisin de table (cherchez pas c’est conceptuel les tgv maintenant), qui m’expliquait qu’il fallait 47 personnes pour faire rouler un train. Moi je pensais qu’il en fallait un peu moins quand même, j’avais dit 30 mais il n’y avait rien à gagner de toutes façons :?:.

J’ai donc entamé la lecture dans le train de nuit profitant d’une voisine de compartiment unique, adepte de la lecture et ne parlant pas français mais russe et un peu anglais, d’ailleurs le peu de conversation que nous avons eu fut comique… pour les autres.

On commence le roman par une écriture (d’un point de vue typographique) très agréable. Bon en fait, c’est qu’elle change des typos « times » habituelles. C’est la grand-mère qui rêve.  On enchaine ensuite avec une autre typo, c’est la petite fille qui s’exprime ainsi (manque de bol c’est du times et elle parle souvent). On finit par trouver une troisième typo pour la mère.

Vous allez me dire que je suis complètement frappée, mais ce n’est pas grave. Ces trois typos m’ont drôlement plu et je pense que j’ai accroché au roman pour beaucoup grâce à ce jeu.

J’en arrive à l’histoire quand même, la grand-mère perd la boule, revit ses jeunes années en rêve (jeunes années pas très rose d’ailleurs). La mère a été mère jeune, se cherche un mec, cherche sa mère (au sens propre) et cherche sa fille (au figuré). La fille, perd la boule à cause d’un garçon, découvre que quand on n’a pas ses règles à 17 ans on est enceinte, et découvre qu’un fils de médecin c’est un bon parti.

Ça se laisse lire sans aucun problèmes. Environ 150 pages à l’heure. C’est à dire super vite.  Comptez donc environ trois heures de lecture pour cet ouvrage pause café et clope incluse.

Sinon, je n’ai pas relevé de petite phrase sympa, marquante. Ça reste un livre de fille, relativement lisse, même si le fait qu’il soit anglais suffise à dire qu’il est meilleur que s’il avait été écrit par une américaine (je sais de quoi je parle, dans la série roman de fille, ceux écrit par des américaines n’ont pas été fini). Du coup, je n’ai même pas de citation à vous soumettre.

Cependant, le sujet de la grossesse adolescente chez les jeunes anglaises n’est pas assez abordé à mon goût. On ne lit que très peu les commentaires et avis des autres. C’est un peu dommage il me semble vu que le sujet est dans l’actualité depuis pas mal de temps maintenant. J’aurais aimé voir ça développer sans pour autant tomber dans la caricature (en même temps, à aucun moment le livre ne tombe dans la caricature, et pourtant il y aurait matière à).

En conclusion (j’aime faire sérieuse), je dirai que ce livre est très pratique pour un trajet de moins de quatre heures en train.

Creative Commons License Manuel de la mauvaise mère – Illustration by 3L est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. Basé(e) sur une oeuvre à www.jyreflechis.com. Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.jyreflechis.com/contact/.
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