J’aurais voulu avoir ma carte.
Celle qui m’aurait permis de farfouiller, poser des questions, expliquer.
J’ai l’impression que c’est foutu, à part si un miracle se produit.
La carte me manque avant même de l’avoir eu.
J’aurais voulu avoir ma carte.
Celle qui m’aurait permis de farfouiller, poser des questions, expliquer.
J’ai l’impression que c’est foutu, à part si un miracle se produit.
La carte me manque avant même de l’avoir eu.
Je me suis réveillée ce matin en pensant à lui, à ça, et à là en pensant à lui de manière contrariante, contrariée que je suis.
Je me suis réveillée en me disant que je mettrai ça, ça et ça dans la lettre, que je lui enverrai un bon vieux courrier et pas un mail pour lui dire à quel point je suis ce que je suis et que je ressens toujours la même chose au fond depuis des années.
Bien sur, je ne serais pas forcément agréable, même si au fond, je n’ai pas l’intention d’être méchante. Mais certaines choses blessent plus que d’autres, et la désinvolture m’indispose, les mensonges, même par omission aussi.
Je me suis réveillée comme je m’étais endormie, en pleurant, c’est tellement facile. Je m’endors plus vite quand je pleurs. Je me rendors plus vite quand je pleure aussi.
Le week-end c’est devenu une horreur, j’ai trop de temps, je réfléchis, ça ne va pas, faut que je passe à la page suivante, que je l’écrive et que j’abandonne cette putain de lettre.
Je suis rentrée hier de vacances, ma valise est là gisante au milieu de mon entrée, je n’ai pas envie de la défaire.
Non pas que j’ai passé des vacances inoubliables, bien au contraire, j’ai plutôt passé des vacances merdiques, choper des coups de soleil (oui, oui), j’ai encaissé toussa. Mais j’ai pas envie de la défaire, j’ai pas envie de reprendre le boulot, ou plutôt je n’ai pas envie de me dire que j’ai encore de longs mois à passer d’ici les prochaines vacances… Et dire que je n’ai gagné que 3,80€ au loto, c’est pas avec ça que je vais devenir rentière et ne jamais défaire ma valise!