Je me suis réveillée ce matin en pensant à lui, à ça, et à là en pensant à lui de manière contrariante, contrariée que je suis.
Je me suis réveillée en me disant que je mettrai ça, ça et ça dans la lettre, que je lui enverrai un bon vieux courrier et pas un mail pour lui dire à quel point je suis ce que je suis et que je ressens toujours la même chose au fond depuis des années.
Bien sur, je ne serais pas forcément agréable, même si au fond, je n’ai pas l’intention d’être méchante. Mais certaines choses blessent plus que d’autres, et la désinvolture m’indispose, les mensonges, même par omission aussi.
Je me suis réveillée comme je m’étais endormie, en pleurant, c’est tellement facile. Je m’endors plus vite quand je pleurs. Je me rendors plus vite quand je pleure aussi.
Le week-end c’est devenu une horreur, j’ai trop de temps, je réfléchis, ça ne va pas, faut que je passe à la page suivante, que je l’écrive et que j’abandonne cette putain de lettre.




