Il y a un moment, j’avais vu au cours d’un festival du film de Quimper, je ne me rappelle pas exactement l’année, le film « La bombe » de Peter Watkins.
48 minutes d’horreur en fait. Les images étaient insupportables pour moi à l’époque. De nos jours, ce film est classé dans les docu-fiction que j’affectionne tant, alors que c’est un film à part entière.
Avant de voir ce film, je n’avais jamais eu envie de vomir pendant une projection. Je ne suis pas hyper sensible non plus, sauf quand je regarde le Grand bleu. Mais là, j’ai eu envie de vomir, j’ai eu envie de sortir de la salle. Et je ne suis pas sortie seule en fait de cette salle, nous sommes presque tous sortis au bout de 30 minutes.
Pendant longtemps, j’ai oublié le titre de ce film, et de son réalisateur également. Récemment sur le programme du cinéma Art & Essai où je tente d’aller le plus souvent possible, j’ai vu le nom de ce réalisateur. Et ça a fait comme un gros tilt dans ma petite tête. J’ai éprouvé le besoin de revoir ce film, j’ai trouvé le dvd, et je l’ai regardé. Et je me suis souvenue que lors de ce festival de cinéma, nous (les ados de 15/16/17 ans), nous avions choqué le réalisateur.
Choqué parce qu’il n’avait pas compris pourquoi nous étions sortis de la salle, il n’avait pas compris pourquoi nous trouvions une fiction insupportable, pourquoi un film que lui considère comme pacifiste avait pu nous faire exprimer un tel sentiment d’horreur. A l’époque, nous avions pu avoir la possibilité d’en parler avec lui, de rencontrer un réalisateur qui malgré tout voulait nous faire comprendre sa vision sans pour autant nous l’imposer. Avec le recul ce fut enrichissant, même si sur le coup, j’avais du mal à comprendre cette position…
J’ai donc revu ce film (The War Game en VO / La bombe en VF). Je l’ai un peu plus apprécié, en fait, j’ai apprécié la manière dont
il est tourné, le filmage, la bande son. Mais, pour le reste, j’ai encore eu du mal à le supporter, les images sont parfois à la limite de (mon) supportable. Je ne regrette pas de l’avoir revu, bien au contraire… celà m’a permis de voir le côté technique de ce film, le montage, le filmage, et surtout le travail fait dessus. D’avoir pu rencontrer le réalisateur, de m’en souvenir, celà m’a aussi permis de voir le film avec un autre œil.
La prochaine fois, je vous parlerai d’autre chose…